CINEMAROC

ANPF

Marrakech, le 24 février 2012

A tous les membres de la CMPF

Objet : Démission.

Chers collègues,

Il y a presque 3 ans, plus exactement le 22 mai 2009, j’avais adressé une lettre de démission du bureau de la CMPF en argumentant ce qui suit : « Ne voyant plus aucune utilité à faire partie d’un bureau purement formel et fantomatique, je vous prie de bien vouloir considérer ma démission dudit bureau ».

Aujourd’hui, l’heure est plus grave et la situation de la CMPF a bien empiré :

-       Durant les dernières années la CMPF ne défend plus les intérêts de ses membres et plus généralement ceux de l’ensemble de la profession, comme stipulent ses statuts, mais uniquement ceux de son président et quelques proches.

-       L’institutionnalisation d’une pratique anti-démocratique qui a abouti à l’enlisement de la CMPF dans un système de présidence à vie, à tel point qu’il ne serait pas étonnant que le président finisse par faire hériter cette chambre à ses descendants !

-       La CMPF, sclérosée depuis des années et fermée aux jeunes producteurs, a fini par perdre toute légitimité de représentation de la « profession des professionnels ». Le nombre de ses membres plafonne à 24 depuis des années, alors que la liste des sociétés autorisées à exercer par le CCM atteint aujourd’hui 753 sociétés dont 107 agréées pour la production exécutive) !

Pour ces raisons essentiellement, et d’autres encore, je déclare ma démission de ladite chambre, et invite les quelques collègues qui en font encore partie à faire de même pour ouvrir la voie à la création d’une entité professionnelle plus démocratique, plus transparente et plus représentative de la profession.

Et veuillez accepter l’expression de mes salutations et mes respects.

Driss CHOUIKA

Bonjour,
Au nom du bureau exécutif de la nouvelle association professionnelle,
la Chambre Nationale des Producteurs de Films, j’ai le plaisir de vous
informer du bon déroulement de l’assemblée constitutive qui a connu
une participation largement représentative de la profession, avec une
importante adhésion de jeunes producteurs et productrices, et une
importante représentativité, quantitative et qualitative, au niveau de
la production cinématographique nationale.
Vous trouverez, en pièces jointes, la note de présentation de la CNPF
ainsi que la liste du Bureau Exécutif élu.
Le Secrétariat Général reste à votre disposition pour toute
information.
Avec mes respects.

NOTE DE PRESENTATION

Le comité de préparation a jugé nécessaire de rédiger une note de présentation résumant les raisons qui ont amené à la création de l’ANPF.

Ladite note étant bien entendu susceptible d’amendement et d’enrichissement par les membres présents à cette assemblée constitutive.

Plusieurs anciens membres de la Chambre Marocaine des Producteurs de Films ont constaté que ladite chambre ne représente plus les intérêts de la profession, mais plutôt les intérêts d’une petite minorité des producteurs dont certains ne sont que des prestataires de services.

Or, l’heure est grave et les intérêts des professionnels risquent d’accuser des coups sérieux et irréparables si les « professionnels de la profession », comme disait Godard, n’unissent pas leurs efforts pour les défendre.

Aussi, ces membres ont décidé de lancer l’idée de la création d’une nouvelle Association ouverte à tous les professionnels (producteurs & réalisateurs), plus démocratique et réellement représentative de la profession.

Un comité restreint a donc préparé un projet de Statuts, qui a été enrichi par un échange préliminaire avec les premiers adhérents, et qui encore susceptible d’être amendé par les membres présents à cette assemblée.

Un effort a été fait spécialement pour convaincre les jeunes producteurs/réalisateurs et les jeunes productrices/réalisatrices à venir rejoindre cette association, eux qui ont toujours été systématiquement écartés de la chambre des producteurs. Or, ce sont les jeunes qui représentent la relève et qui sont garants de la pérennité, de la continuité, de la diversité et de la richesse de la production cinématographique et audiovisuelle nationale.

Nous pensons qu’il est devenu primordial de remettre en question la représentativité des producteurs/réalisateurs de films, tout en étant pleinement conscients de ses enjeux conjoncturels et de son avenir.

Le cinéma étant actuellement le moyen de communication le plus performant et qui a le plus d’impact dans le développement socioculturel des nations, il est primordial de lui assurer la place qu’il mérite. Et ce sont justement les professionnels qui doivent être associés à toutes les démarches qui le concernent, qu’elles soient d’ordre juridique, réglementaire, économique, culturel ou social.

Nous avons été amenés ainsi à concevoir la création d’une association professionnelle ouverte et démocratique, gérée d’une manière collective, saine et transparente, unique manière de garantir une représentativité réelle de toute la profession, et une présence effective à tous les échelons de la décision et à tous les niveaux de la gouvernance.

Cette démarche, qui s’inscrit dans la mouvance démocratique que connait notre pays a abouti à cette assemblée générale constitutive de l’Association nationale des producteurs de Films, dont les objectifs principaux sont les suivants :

1 – Contribuer à l’organisation rationnelle de la profession cinématographique et audiovisuelle, et garantir la pérennité et la continuité de la production nationale.

2 – Procéder à toutes études, accomplir tous actes, adopter toute réglementation, signer tous partenariats et conventions susceptibles d’organiser, de défendre et de développer la production cinématographique et audiovisuelle marocaine.

3 – Organiser par voie de conventions professionnelles ou autres, les rapports artistiques, matériels et moraux litant les producteurs de films et les collaborateurs à la création (auteurs, compositeurs, techniciens, employés…).

4 – Assurer la stricte application par ses adhérents des règlements intérieurs et des conventions interprofessionnelles concernant l’exercice de la profession.

5 – Représenter les professions de Producteur et de Réalisateur de films auprès des instances nationales et internationales.

6 – Prendre en charge la défense des intérêts artistiques, moraux, économiques et sociaux de la profession, tant au Maroc qu’à l’étranger, et assister à cet effet chacun de ses membres et ester, le cas échéant, en justice pour défendre les intérêts collectifs de la profession.

7 – Organiser des commissions de conciliation et d’arbitrage.

8 – Adhérer, pour consolider les objectifs précités, à toutes fédérations, confédérations, unions d’associations interprofessionnelles ou syndicales, nationales ou internationales.

9 – Participer, par la production et la diffusion du film marocain au développement de la culture nationale tant au Maroc qu’à l’étranger.

10 – Organiser des Caisses Spéciales et des Fonds de Soutien solidaires entre les membres.

2012-03-20

ثقافة الريع

mijharpressكثُر الحديث هذه الأيام عن اقتصاد الريع وكأنه سقط فجأة من السماء بسبب الجفاف، أو بسبب اختلال في طبيعة المنظومة الكونية، علما أن الذين يمارسون السياسة بالمغرب، سواء بشكل رسمي أو بالمتابعة وحتى الباحثين في مجال الاقتصاد السياسي، كانوا يعلمون به وبتفاصيله والمستفيدين منه وبإجراءاته ودوافعه السياسية. وكان الجميع يعلم ببعض الأسماء الشهيرة في مجال الريع بكل تجلياته ومرافقه. والنقاش الحالي هو مثل الحديث الرائج حول الرشوة وكأنها تقتصر على صغار الموظفين وليست “طبقات” من المستوى الرفيع التي تأخذ القسط الوافر منه. فهناك من يفصل بين الرشوة والريع وكأنهما ليسا عملة واحدة تؤدي إلى نفس النتائج وتُنتج نفس الممارسات. وأن “الكريمة” هي رشوة بيافطات مغلفة بالانتهازية.

عجبا لهؤلاء الذين انفتحت عيونهم فجأة عن وجود هذا الاختلال في المجتمع المغربي وأصبحوا ضمير الأمة والشعب والأخلاق !!! وعجبا للذين يقبلون دائما أن يكونوا صدى الأحداث – خاصة في الوسط الصحفي – إذ أن البعض منهم أو في الحقيقة جلهم وأغلبيتهم يعيدون نقل ما أصبح متداولا ومعروفا لدى العامة عوض أن يكون هم  منطلقه أو على أحسن تقدير إنطلاق للبحث والتعمق نحو عمق المشكل ومسبباته والمسؤولين عنه في المنبع.

عجبا للذين تُحل عُقدة ألسنتهم في لحظة وجيزة فيركبون على الحدث ليتزعموا تغييرا لم يؤسسوا له، أو يساهموا في إبرازه، على الأقل حتى نشفع لهم حماسهم هذا الذي نشك في نواياه الحقيقية.

لماذا يصمت هذا القوم دهرا إبان الوقائع ليطلقوا عنان ألسنتهم بعد ما يحصلون على “الإشارة”؟
كثير من المتحمسين لفضح الريع كانوا إلى الأمس القريب يرفضون نشر المواضيع التي تتناوله ويرفضون جملة وتفصيلا – كما يقول أصحاب القانون – نشر الأسماء خوفا من المتابعة رغم وجود أدلة صحبة النصوص. وكانوا ينظرون دائما بنظرة ريب كل من يحاول مناقشة الموضوع واتهامه بالتطرف اليساري والطفولة السياسية وهلم جرا من الكليشهات الجاهزة للهجوم على من يسعى إلى الحقيقة.

أليس الخوف جزء من ثقافة الريع؟ أليس السكوت والصمت في حد ذاته ريعا باعتباره تواطؤا؟
عجبي من أفواه وأقلام ورؤوس تتكيف بسرعة الضوء مع كل “إشارة” صغيرة وهو ما يعني غياب المبادئ المنظمة لفكر أصحابها بقدر ما يخضعون لأمواج الرياح، لكنهم متفوقون في استثمار كل حدث للمتاجرة به وكسب أرباح، ومضاعفتها للولاء، وهو ما أعترف لهم بقدرتهم عليه بشكل خيالي.

وهذه الممارسة ليست جديدة بقدر ما هي “علامة تجارية” مغربية محضة وقد كانت لنا تجارب فيها كثيرة كالأفلام التي تحدث فيها أصحابها عن سنوات الرصاص بينما كانوا بدورهم ينفون وجود الاعتقال السياسي وأن المغرب “أحسن بلد في العالم وأكثر ديمقراطية” !!!

لا يشكل الريع في الاقتصاد إلا جزء من ثقافة عامة تشمل مختلف المكونات المحيطة به، إذ الحصول على “امتياز” ما في الاقتصاد يتطلب تقديم خدمات في مقابله. لهذا السبب تفشل شفافية الانتخابات ببلادنا حتى لم يعد أحدا يثق بها بقد ر ما تعتبرها بعض الشخصيات الطامحة للمناصب في البرلمان أو الجماعات مناسبة للوصول من خلال فئات واسعة من الشعب التي تجدها هي أيضا فرصة ولو عابرة للكسب السريع البسيط بوعي أن الأمور محسومة سلفا لذا ينبغي استغلال المناسبة.
إن “الريع” – بكل أشكاله – يتنقل بيننا شاملا مجالات كثيرة مفروض فيها أن تكون سليمة منه. وأقصد الثقافة التي تتعرض للريع من لدن أشخاص يعتبرون أنفسهم “آلهة الثقافة” في هذا البلد، ولا يمكن أن “تسير” بدونهم، وأن الجميع تحت رحمتهم، وهم من يوزع الاعتراف أو عدمه متحكمين في بطاقة الفنان والتعاضدية الخاصة بالفنانين وبالدعم المسرحي وترويجه. إن “الريع” الذي يجول في هذا المجال يتطلب الرفع عنه النقاب من لدن الفنانين أنفسهم أولا وأخيرا عوض الخنوع للخوف من الحرمان للوصول إليه بطرق عادية ومشروعة وشفافة ومعقولة.

إن ما قام به مجموعة من “أشباه المثقفين” من حملة مسعورة حين توقف عنهم “التعويض الثقافي” (حتى لا أقول الريع الثقافي) يبين مستواهم الحقيقي حين عادوا إلى الوزارة باستعادة “ريعهم” (المشروع في نظرهم) واستعادوا أيضا مواقعهم في الوزارة ليتصرفوا في “الريع” بغلاف “ثقافي وفني”.

وفي هذا الوقت بالضبط الذي بدا فيه الحديث “جماهيريا” عن الريع وضرورة محاربته ومحاكمة المستفيدين منه، تنتخب “غرفة سينمائية جديدة”، تأسست في الأسبوع الماضي، على رأسها شخص متورط في الريع وورد إسمه بالواضح في اللائحة “العمومية”. علما أن “الغرفة السينمائية الوطنية الجديدة” تقول بأنها جاءت لمحاربة الفساد في الإنتاج السينمائي المغربي !!! فما هذا التناقض بين محاربة الفساد وانتخاب شخص على رأسها أفسد تاريخ السينما المغربية والتلفزيون المغربي ولا يعرف لسانه إلا حديث المال وكم سيستفيد ويأخذ ويتقاضى؟ هل تريد هذه “الغرفة الجديدة” إعادة الاعتبار للريع السينمائي وإعطائه الشرعية؟ هل تريد تجميل صورة لشخص هي أصلا مشوهة منذ زمان؟ ما هو الهدف لهذه الغرفة الجديدة بانتخاب رئيسا عليها هو جزء من الريع في هذا الوقت بالضبط؟ ولماذا الإصرار على اختيار هذا التوقيت الذي ترتفع فيه الأصوات في الشارع المغربي ضد رموز الفساد؟ و”رئيسهم” جزء من الفساد السينمائي. إن هذه الغرفة قد وُلدت ميتة بهذا القرار، ولن تحظى بالمشروعية إطلاقا لأنها اختارت أن تكون ضد التيار الجماهيري فتحكم على نفسها بالإعدام وأنها أفظع من الذين تدعي انتقادها لهم. فإذا أرادت الغرفة الوليدة أن تشارك في الحراك الجماهيري من خلال السينما أن تقطع “رأسها المريض” من الآن وتُجدده بمن هو أهلا للرئاسة حتى لا تجد نفسها دون تأثير وتتفادى إعادة إنتاج ما سببه “رأسها” من الخلل السينمائي.

المصدر: أحمد بوغابة

PROCES-VERBAL  de la CONFERENCE DE PRESSE du  23/4/2012 – 17 H

Le B.E de la CNPF a organisé une conférence de presse, le lundi 23 avril 2012 à 17 h à La Bibliothèque nationale de Rabat.

Mr Tazi a présenté les raisons et les conditions qui ont amené la création de notre nouvelle chambre, ainsi que ses principaux objectifs et orientations, surtout la défense de la profession et la garantie de la continuité, de la diversité et de la richesse de la production nationale, la liberté d’expression. Il a aussi mis l’accent sur le fait que la promotion du cinéma national, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur devient une nécessité impérieuse.

S’en est suivi une série d’interventions :

1 – Mr Youssef Fadel a souligné que la nécessité d’une solidarité professionnelle plus active et plus agissante a été l’un des facteurs principaux dans la création de la CNPF.

2 – Mr Driss Chouika a rappelé qu’il est primordial de placer le film à sa juste valeur socioculturelle et de considérer le cinéma, non pas seulement comme une industrie et un commerce, mais surtout comme un produit culturel jouant un rôle important dans le processus de développement de notre pays.

3 – Mr Mohamed Mouftakir a mis en valeur le rôle important des cinéastes qui ont leur mot à dire et une place importante dans notre culture. Il a aussi précisé que le dialogue avec les différents intervenants dans le secteur audiovisuel contribue à donner un nouveau souffle au cinéma national.

4 – Mr Mohamed Karrat a affirmé le fait que la CNPF contribue à créer une dynamique nouvelle dans le domaine cinématographique et audiovisuel. Elle contribue à identifier les problèmes et proposer des solutions.

5 – Mr Tazi a précisé que la CNPF a opté pour un mode de fonctionnement basé sur les principes de démocratie et de transparence, grâce à l’instauration d’une gestion collective et collégiale des instances de la chambre.

6 – Mr Fouad Souiba a apprécié l’apport audacieux de la CNPF qui a consisté à la réhabilitation des jeunes cinéastes en accueillant, pour la première fois, une bonne partie d’entre eux. Il est essentiel de faire participer les jeunes, et a rappelé à ce propos que c’est l’union des jeunes cinéastes des années 70 qui a abouti à la création du Fonds d’Aide en 1980. Il s’est ensuite demandé si la création de deux nouvelles associations n’aboutisse à une division dans les rangs des cinéastes et l’affaiblissement de leur camp.

7 – Mr Driss Chouika a rappelé que la création de la CNPF n’a pas été une réaction concurrentielle à l’encontre de l’ancienne chambre, mais une réponse à la nécessité de dépasser une situation de sclérose et redynamiser la défense des intérêts collectifs de la profession. Elle répond également au besoin de plus en plus ressenti de défendre la liberté d’expression et de création, et de replacer le cinéma au cœur du processus de développement socioéconomique et culturel du pays face au discours qui tend à le considérer comme un sous-produit de simple divertissement.

8 – Mr Tazi a tenu à préciser que La CNPF et l’URAM (Union des Ralisateurs Auteurs Marocains) sont deux entités professionnelles complémentaires et non concurrentielles.

9 – Mr Arab Issiali a attiré l’attention sur des points jugés importants :

-       La formation professionnelle dont le rôle est primordial.

-       La promotion de la culture cinématographique.

-       L’encouragement des jeunes qui représentent la relève.

-       Dans un contexte général, il faut défendre l’identité marocaine dans toute sa richesse, sa diversité et ses spécificités ; et plus particulièrement, il faut pouvoir aboutir à un certain équilibre production/consommation d’images, autrement produire et diffuser majoritairement nos propres images.

Mr Arab Issiali a ensuite relevé la qualité de communication au sein de la CNPF et a vivement souhaité sa continuité.

10 – Mr Brahim Ighlane a affirmé que la création de la CNPF est venue à point nommé pour pallier au manque du dialogue dans le domaine du cinéma marocain. Il a aussi évoqué le contexte que vit actuellement le pays et un certain discours en vogue parlant notamment d’un « cinéma propre ». Le cinéma est un et indivisible. Il est libre ou n’est pas ; par conséquent, il faut défendre la liberté d’expression et de création.

Les cinéastes vivent des problèmes objectifs et subjectifs auxquelles la CNPF doit pouvoir faire face pour y remédier en cherchant des solutions adéquates.

Il a ensuite confirmé que la Bibliothèque nationale est disposée à établir une convention d’un partenariat privilégié avec la CNPF dans le cadre de la recherche et de l’animation cinématographique.

11 – Mr Abdelilah El Jaouhary a évoqué le contexte actuel du secteur audiovisuel avec les nouveaux cahiers des charges et s’est demandé si la CNPF a une position face à cela.

12 – Mr Youssef Fadel a précisé que le B.E de la CNPF est en train de préparer une stratégie globale avec des orientations et des positions claires et précises dans ce domaine.

13 – Mr Abderrahmane Tazi a précisé, en ce qui concerne les cahiers des charges des chaînes nationales, que la chambre a relevé un certain nombre de points positifs qui sont clairement dans l’intérêt des professionnels, surtout en terme des quotas des productions en externe et la plus grande transparence dans le choix des projets. Mais il y a des craintes en ce qui concerne la liberté d’expression.

14 – Mr Mohamed Mouftakir a précisé que la CNPF est encore en phase de constitution. Donc encore dans une étape d’expectative et de débats, qui aboutiront à la fin à des prises de position claires et définies.

15 – Mr Abdelhak Raihani, journaliste à Al Ittihad Al Ichtiraqi, a évoqué les récents glissements qui tendent à limiter la liberté d’expression et s’est demandé sur la position de la chambre face à cette régression, et en général face aux défis de l’étape actuelle.

16 – Mr Mohamed Mouftakir a tenu à rappeler que l’Art va de pair avec la liberté d’expression, et que par conséquent, il ne peut y avoir de création sans liberté d’expression.

17 – Mr Lahcen Zinoun a parlé de la nécessité de la promotion des films dans les télévisions nationales, à l’instar de ce qui se passe dans toutes les télévisions du monde, surtout les chaînes du service public. Les télés doivent informer et sensibiliser les spectateurs avant la sortir de chaque film marocain.

18 – Mme Mariam Ait Belhoucine a affirmé que dans tous les cas de figure, les cinéastes sont dans l’obligation d’aller au-delà des tabous et des interdits malgré les coups qu’ils peuvent recevoir.

19 – Mr Fouad Souiba a enfin évoqué la nécessité de mettre au point une stratégie et un plan précis pour développer le secteur sur des bases solides. Il a invité à s’attaquer aux principales priorités : la réhabilitation et la numérisation des salles de cinéma, la promotion et la défense des droits d’auteur, essentiels à une bonne gestion du secteur. Il a également invité à réserver la prochaine journée nationale du cinéma du 16 octobre à un débat sur le thème de la promotion du film marocain.

Sur ce, Mr le Président a levé la séance.

 

Le Secrétaire Général

Driss CHOUIKA


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