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Les cinéphiles chinois découvrent le cinéma marocain

Une délégation fut envoyée pour représenter le Maroc et donc assister à l’inauguration de l’ouverture de la semaine du film marocain aussi bien à Beijing qu’à Shanghaï. Elle était composée de 6 membres : Tarik Khallami, Souad Zizi (du CCM),  Amina Rachid et Saadia Ladib (actrices) Omar Lotfi (acteur) et Moulay Driss Jaïdi ( universitaire).

Les membres de ladite délégation ont pu visiter parallèlement le Musée du cinéma de Beijing, un studio pour tournage de fictions militaires dans la périphérie de la capitale, avant de  découvrir les fastes de la grande cité interdite puis partir à l’assaut de la grande muraille de Chine.
L’équipe a pu aussi prendre place dans le TGV qui relie Beijing à Shanghaï, opérationnel depuis peu et qui a une vitesse de croisière de 308 kms/ heure. Shanghaï se laisse voir comme la cité de la démesure avec ses multiples building. Ainsi, et juste après l’inauguration de la semaine du film avec Casa Negra , les six membres purent visiter le plus grand studio chinois réputé pour ses tournages d’époque (surtout pour les fictions d’antan : les années 30) et qui renferme un musée. Le moment le plus fort fut la découverte de la mégalopole Shanghaï (20 millions d’habitants) du haut de la plus haute tour asiatique qui surplombe la grande cité.

Lors de l’inauguration à Beijing, en présence de son excellence l’ambassadeur du Maroc, une allcation fut prononcée pour l’accueil de la délégation marocaine : “Cette fête du cinéma sera une opportunité pour les cinéphiles chinois de découvrir le cinéma marocain et de découvrir à travers les films proposés, la diversité et la richesse de la culture marocaine”, a souligné le conseiller culturel de l’Ambassade du Royaume du Maroc en Chine, M. Abdallah Amrani, dans une allocution à la cérémonie d’ouverture.

Le diplomate marocain a, en outre, souligné l’importance de cet événement culturel dans le renforcement des liens d’amitié et de coopération entre le Maroc et la Chine, “deux pays riches par leur culture et leur histoire”.

Pour sa part, le directeur-général adjoint du bureau de film de Pékin, relevant de l’Administration générale d’Etat chinois de la Radio, du Film et de la Télévision, M. La Peikang, a estimé que “cette semaine, qui offre aux spectateurs chinois des films de thématiques différentes, sera une vitrine pour découvrir le développement du cinéma marocain et la richesse de la culture marocaine”.

Le responsable chinois s’est réjoui de cette fête de cinéma, qui renforcera les solides relations entre les peuples marocains et chinois, proches culturellement malgré la distance géographique.

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de l’ambassadeur du Maroc en Chine, M. Jaafar Alj Hakim, plusieurs diplomates en poste à Pékin, d’artistes, d’intellectuels et de responsables du secteur du cinéma, ainsi que de responsables de l’Administration générale d’Etat chinois de la Radio, du Film et de la Télévision.

Organisée par l’ambassade du Maroc en Chine, l’Administration générale d’Etat chinois de la Radio, du Film et de la Télévision et le Centre cinématographique marocain (CCM), cette grande messe du cinéma a pour objectif d’informer le public chinois sur le développement du cinéma marocain, ainsi que sur la richesse et la diversité de la culture du Royaume.

Lors cette manifestation qui se poursuivra jusqu’au 20 juillet à Pékin et Shanghai, les cinéphiles chinois auront l’occasion d’apprécier trois autres longs-métrages, à savoir “Pégase” de Mohamed Mouftakir, “Whatever Lola Wants” de Nabil Ayouch et “Casa Negra” de Nour-eddine Lakhmari

Les cinéphiles pékinois se sont déplacés en nombre au prestigieux cinéma Broadway pour apprécier le premier long métrage de Mohamed Mouftakir, qui vient de remporter l’Etalon d’or du Fespaco, le premier prix du Festival panafricain du cinéma et de la télévision d’Ouagadougou.

“C’est un film intriguant et esquintant qui interpelle l’intelligence du cinéphile et le pousse à plonger dans le monde de la psychologie humaine avec ses complexes et ses secrets”, a confié, dans une déclaration à la MAP, Zhang Tianyi, un jeune cinéphile qui semble séduit par la culture marocaine.

“A travers ses paysages, ses costumes et ses sons, ce film nous a ouvert une fenêtre sur le Maroc, et nous a permis de découvrir quelques facettes de sa culture et de sa civilisation”, a-t-il souligné.

Il a mis en avant la nécessité de multiplier ce genre d’initiatives et de projeter d’autres films marocains en Chine, afin de découvrir le cinéma marocain, que les Chinois ne connaissent pas assez.

Le film, projeté en version originale sous-titrée en chinois, a bien accroché l’attention des cinéphiles puisque il ouvre une boîte de Pandore: la psychologie humaine.

Le film (104 minutes) plonge le spectateur dans la tête de Rihana (interprétée par Majdouline El Idrissi), une fille internée dans un hôpital psychiatrique à la suite d’un traumatisme aigu.

Dans ce psychodrame complexe et intelligent, l’avenir, le passé et le présent se télescopent dans une confusion soigneusement distillée pour le plus grand bonheur des amoureux du grand écran.

Outre l’Etalon d’or du Fespaco, “Pégase” avait remporté le grand Prix de la 11ème édition du Festival national du film de Tanger (janvier 2010) et le grand Prix Ousmane Sembène du 17ème Festival du cinéma africain de Khouribga (juillet 2010).

Initiée par l’ambassade du Maroc en Chine, l’Administration générale d’Etat chinois de la Radio, du Film et de la Télévision et le Centre cinématographique marocain (CCM), la semaine du film marocain en Chine a pour objectif d’informer le public chinois sur le développement du cinéma marocain, ainsi que sur la richesse et la diversité de la culture du Royaume.

Cette grande fête du cinéma est marquée par la projection de trois autres longs-métrages, à savoir “Elle est diabétique, hypertendue et elle refuse de crever” de Hakim Noury, “Whatever Lola Wants” de Nabil Ayouch et “Casa Negra” de Noureddine Lakhmari.

Elle est hypertendue

Les rires fusaient de toute part, les applaudissements retentissaient à tout moment. Le film culte “Elle est diabétique, hypertendue et elle refuse de crever “ de Hakim Nouri a encore une fois rencontré le succès. Rien de spécial pour le film qui a fait office de blockbuster national en 1999, avec 600.000 entrées, sauf que ces rires retentissaient au prestigieux cinéma Broadway à Pékin et émanaient des cinéphiles chinois qui se sont rendus en masse pour assister à la cérémonie d’ouverture de la semaine du film marocain en Chine.

Une cascade de quiproquos et de télescopages de situations ridicules que le réalisateur Hakim Nouri met en jeu, ainsi que le statut de belle-mère et tous les clichés, vrais ou faux, qui lui collent à la peau ont sauté les barrières linguistiques et culturelles le temps de ce film culte du cinéma marocain.

“Le film était très drôle et la comédie était excellente ! J’ai ri à plusieurs reprises même si la culture est différente”, a confié Mlle Zhang Chen à la MAP à la sortie de la salle de cinéma, ajoutant que cette soirée était une découverte du septième art marocain et de la culture marocaine.

“Le Maroc me semble plus proche et plus accessible maintenant. On découvre que l’homme est le même partout dans le monde: on partage les mêmes préoccupations, les mêmes rêves, les mêmes ambitions et surtout le même sourire”, a ajouté la jeune cinéphile chinoise.

Pour sa part, la journaliste chinoise Zhu Ye a indiqué que l’organisation de cette semaine du film marocain en Chine est “une excellente initiative qui devrait se reproduire afin de faire découvrir aux cinéphiles chinois les films du Maroc et la culture du Royaume”.

“Hajja Fakhita et ses complices sont des caractères universels, et la comédie dépasse toutes les frontières pour offrir le sourire aux adeptes du septième art”, a ajouté la journaliste chinoise, qui a avoué son amour pour le cinéma et l’art culinaire marocains après sa découverte des Chabakias, Pastillas, Mhanchas et Kaab Ghzal offerts à la cérémonie d’ouverture pour immerger les cinéphiles chinois dans l’univers de la culture marocaine.

“Elle est diabétique, hypertendue et elle refuse de crever “ raconte l’histoire de Hajja Fakhita (Amina Rachid) et son gendre Najib (Rachid El Ouali). Hajja Fakhita, une riche héritière d’un certain âge, fait du mari de sa fille unique et le gestionnaire de la fortune familiale son souffre-douleur.

Najib n’est pas parfait. Un jeune à la colonne vertébrale très flexible et un coureur de jupon invétéré tombe amoureux d’une fille de joie luxueusement entretenue par un sexagénaire.

Organisée par l’Ambassade du Maroc en Chine, l’Administration générale d’Etat chinois de la Radio, du Film et de la Télévision et le Centre Cinématographique Marocain (CCM), la première semaine du film marocain en Chine se tient du 5 au 20 juillet à Pékin et à Shanghai, afin d’informer le public chinois sur le développement du cinéma marocain, ainsi que sur la richesse et la diversité de la culture du Royaume.

«Nous sommes très touchés par la réaction exceptionnelle des cinéphiles chinois aux films marocains projetés dans le cadre de cet événement», a confié, dans une déclaration à la MAP, la doyenne des actrices marocaines en marge de la première semaine du film marocain, qui se déroule à Pékin et à Shanghai du 5 au 20 juillet.

«Cet engouement reflète le développement du cinéma marocain qui est devenu un exemple dans le monde arabe», a relevé l’actrice, ajoutant que «les films marocains sont de plus en plus de bon niveau».

L’avenir du septième art marocain «s’annonce sur les meilleurs auspices», comme en témoigne la qualité des œuvres sélectionnées pour représenter le Maroc dans cet événement cinématographique, a indiqué Amina Rachid, faisant savoir que le cinéma marocain est «un secteur en développement qui contribue au rayonnement culturel et civilisationnel du Royaume».

L’actrice marocaine a remercié toutes les institutions qui ont veillé à l’organisation de ce rendez-vous cinématographique, exprimant son souhait de voir ces initiatives se multiplier «afin de jeter les ponts entre les cultures marocaine et chinoise».

«L’interaction avec les cinéastes d’autres cultures nous permettra de développer notre cinéma et enrichir notre expérience cinématographique», a fait savoir la grande dame du cinéma marocain.

Amina Rachid fait partie d’une délégation marocaine, composée d’artistes, d’intellectuels et de responsables du secteur du cinéma, qui ont fait le déplacement en Chine pour appuyer la participation marocaine à la première semaine du film marocain en Chine qui permet aux professionnels cinématographiques marocains de s’ouvrir sur l’Empire du milieu.

Organisée par l’ambassade du Maroc en Chine, l’Administration générale d’ tat chinois de la Radio, du Film et de la Télévision et le Centre cinématographique marocain (CCM), la manifestation cinématographique est marquée par la projection de quatre longs-métrages, à savoir «Elle est diabétique, hypertendue et elle refuse de crever» de Hakim Noury, «Pégase» de Mohamed Mouftakir, «Whatever Lola Wants» de Nabil Ayouch et «Casa Negra» de Nour-Eddine Lakhmari.

Lors cette messe de cinéma, les cinéphiles chinois auront l’occasion d’apprécier trois autres longs-métrages, à savoir “Pégase” de Mohamed Mouftakir, “Whatever Lola Wants” de Nabil Ayouch et “Casa Negra” de Nour-eddine Lakhmari.

«Pégase»  à Pékin.

Le long-métrage marocain «Pégase» du réalisateur Mohamed Mouftakir a été projeté récemment à Pékin, dans le cadre de la 16ème édition du Festival du film francophone, qui se déroule jusqu’au 31 mars. Le film, qui vient de remporter l’Etalon d’or du Fespaco, a reçu un accueil enthousiaste de la part du public chinois qui s’est déplacé en grand nombre pour découvrir le cinéma marocain. «C’est la première fois que je vois un film marocain. C’est très beau: la réalisation, les images, la prise de son, les acteurs, j’ai bien aimé», confie Mlle. Huang Yan Chin à la MAP à la sortie de la salle de projection de l’Institut français à Pékin. «C’est une très bonne initiative et j’espère voir d’autres films marocains projetés en Chine afin de découvrir le cinéma marocain qu’on ne connaît pas assez», a ajouté la jeune cinéphile chinoise, qui ne cache pas sont intérêt pour la culture marocaine. L’objectif de ce festival est de faire découvrir au peuple chinois la diversité culturelle et linguistique de la francophonie, a souligné Mme. Mylène Hardy, coordinatrice du festival. «Projeter un film, c’est montrer une partie de sa culture», a-t-elle indiqué, relevant que les cinéphiles chinois s’intéressent de plus en plus à la diversité culturelle et à la découverte d’autres cultures et d’autres pays. A travers «Pégase», les cinéphiles chinois ont pu découvrir une facette de la culture marocaine. «ça restera une image qui sera celle du Maroc», a noté Mme Hardy.

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