Amours voilées
Le film de Aziz Salmi relate l’histoire d’une jeune fille médecin qui se trouve déchirée entre ses désirs en tant que femme cherchant la liberté dans ses choix et comportements et entre les contraintes de la société marocaine.
Le réalisateur du film a déclaré que ce qu’il a montré est une face de cette hypocrisie de la société marocaine qui se montre d’un coté gardienne des mœurs et qui n’hésite pas à les dépasser en se déguisant. Les intervenants, lors de cette conférence était divisé entre ceux qui ont fait des scènes, dites osées, leur principal intérêt / souci ; d’autres ont préféré aborder les aspects esthétiques dans le film.
Bref, tous les ingrédients pour faire une belle œuvre cinématographique étaient là : des acteurs talentueux, de beaux plans… Mais il reste à savoir si le réalisateur était ce couturier qui a su faire un beau costume avec le tissu et le modèle qu’il a eu ou il a raté l’occasion et il est passé à coté de la plaque.
Commentaires/Réactions publiés par grandecran (1)
Comment #1 – Soumis par zineddine majida : Un beau film, qui ne raconte que la réalité de nos femmes voilées. Bravo Mr SALMI pour votre courage,
Comment #2 – Soumis par zineb : zoli film
Comment #3 – Soumis par malika : vraiment c un filme super dénote le vrai visage des femmes marocaines et je v dire félicitation a ce genre des sujets
Comment #4 – Soumis par kenza : j’ai adoré le ujet du film parce que c’est la pure réalité, MALHEUREUSEMENT!!!!! le voile au Maroc est plus fashion, pretexte que conviction profonde!!! eh oui admettons le qu’on le veuille ou non!!! bravo Mr Salmin
Comment #5 – Soumis par sara elhatri : slt a tout le monde je veux presenter mon opinion a ce beau film marocain voile amour qui vraiment ruissi a raconte la réalité du femmes marocaine voilées du notre cultur varaiment un bonne filme et merci a mr salmi de votre courage pr présenté cette film
Comment #6 – Soumis par hassan : jé bien aimé le film bravo mr SALMI pr votre courage de traité ce genres de sujet tbark lah 3lik
Comment #7 – Soumis par Réda : Je viens juste de voir le film constat on est à des années lumières d’un oscar… on a fait du voile quelque chose de central alors que dans le film on se contente de balancer des ptites anecdotes des clichés sans jamais aller u fond des choses. Ce film est tout simplement dans la même veine que Marock des histoires d’amours des plus banales je n’ai vraiment pas compris tout le cinéma qu’on a fait autour de ce film…
Comment #8 – Soumis par EL FASSI FIHRI NADIA : exact et correct une ralité presente ms c mauvais de generalisé et autant qui fill de grande famille avec tout mon respect et ma dignité mon foulard c un choix dont je suis fiere priere de respecté sinn vous oublié que nous sommes un pays musulmants et ca c vrmt pas le bonheur :s:s:s:s
Comment #9 – Soumis par sarita : coucou bravo Mr salmi pour cet filme walah l3adim j’ai adoré le sujet du film par ce que c’est la pur réalité
Comment #10 – Soumis par NAOUFAL : pour moi c’est un pure navet !, je n’ai perçu aucun message dans ce film complétement raté. +d’abord je trouve que la réalisation est très moyenne au contraire de “casanegra” par exemple. + ensuite je trouve les comédiennes feminines super médiocres, pour moi ce sont des amatrices. + l’histoire du film est très banal, malhereusement tout les gens qui l’ont décrié ont finalement servi le film puisque moi meme j’y suis allé pour me faire moi meme une idée sur les attaques perpetrées contre le film. je trouve que les attaques ne sont gueres justifiées quand il s’agit du caractère social et des scènes osées, par contre je trouve qu’il y a d’autre critique d’ordre artistiques.
Comment #11 – Soumis par ( Guest ) : Ben ecoutez vous avez tous tort c’est un film tout pourri, moi j’aurai préféré si il y avait un autre cas d’une femme voilée qui respecte bien sa religion comme ca au moins il aurait traiter le probléme intelligement en disant que ça existe les femmes sages et les femmes salopes
Comment #12 – Soumis par NAOUFAL : bonjour, , je suis déçu de ne pas voire mon commentaire s’afficher sur cette page. je croyais que le site était neutre.
Comment #13 – Soumis par fatine: il n’y a pas de message dans le film, le réalisateur aurait du ne pas faire entrer le voile, et laisser la personne principale le mettre vers la fin du film, pour montrer que il n’est jamai trop tard à n’importe quel mement on poura prendre le chemin correcte. le film est trop vulgaire, il y a des secène gratuite. le spectateur peut compredre se qui ce passe sans vulgariser les chose. charho lwadihate mina al mofdihate.
Comment #14 – Soumis par adil : bonjour tt le monde je vient de voir le film, un titre flagrant, un contenu null, désolé de dire ça mais c la vérité.
Comment #15 – Soumis par ghizlane : bonjour : votre film c’est la honte pour le peuple marocain aussi les musulments , il faut réaliser solution du probléme mais pas de jouer avec les crops des femmes comme des barbies vous étes muslments n’est pas ?
Comment #16 – Soumis par mounir : ja veut un site pour que je vois la film amour voilèe quelqun me donne aun site merci
Comment #17 – Soumis par hind : bonjour
l’histoire est pas mal j’ai bien aimé ca reflete beaucoup la situation des jeunes marocaines mais il ya des scenes assez flagrantes qui ont pu etre eviter !! on peut comprendre ce qui se passe sans trop details !! mais j’encourage MR AZIZ SALMI
Comment #18 – Soumis par meryem
d’apres mon point de vue, je vois qu’il y a un conflit dans la personnalité de batoule qui ne sait elle meme ce qu elle veut; l amours voiles il realises la realite des femmes marocains .j encourage MR AZIZ SALMI
Comment #19 – Soumis par amel : quelqu’un pourait me dire ou je pourrais voir le film amour voilées sur internet merci
Comment #20 – Soumis par zino : klk1 pourait me guider comment faire pour obtenir un dvd ou on peut le voir .un algerien ki aime cinema maghribi
Comment #21 – Soumis par meriema: kon g entendu mr salmi parlé de son film g cru ke cétéé une vré revolution. g 22 ans é je c ke les jeunes viven entre la religion l amour é le peché mais cela nnpech kon é des musulman é si une voilé accept de faire ca c une exeption il falé respécté nos méres nos ssoeurs avant de fér un tel fil reposez vs mr salmi
Comment #22 – Soumis par imad: zoli film
Comment #23 – Soumis par aminita: vrm cé tun film trop b1 car il parle sur les probléme de la femme marocaine
Comment #24 – Soumis par mohammad: moi je trouve que c est un beau metier et qu’il ne faut pas juger le monde par la couleur de leur pieds
Comment #25 – Soumis par KARIM: Ce Film ne mérite pas ce chalala et tout ce bruit.
Mais bon, désolé mais au Maroc il y a des Personnes qui aiment se la jouer à l’occidental, genre ils sont civilisés (esprit ouvert). Mr le réalisateur, si tu veux vraiment (désolé de te tutoyé) traiter ce sujet. il faudrait le traiter en étant neutre et la manière la plus juste de mon point de vue est de présenter le pour et le contre. comme il y a des voilés qui ne sont pas bien (celà déjà existe dans plusieurs pays musulmans depuis des siècles, ce n’est pas propre au Maroc), il y a des filles qui portent le voile et qui croient en ça au pied des lettres.
Comment #26 – Soumis par amoud : un homme veillissant tel que migri et salmi doivent etre un exemple pour pour la jeunesse ,un exemple a suivre de sagesse et de respect mais helas les scénes erotiques qui touchent a notre intimité dont -malheureusement l’artiste qu’on aimait beaucoup migri -etait le heros etaient décevantes , j’ai honnnnnnnnnnnnnnnnte
Comment #27 – Soumis par anonyme: Je ne vois pas pourquoi vous refutez ce genre de film car il ne presente que la realité du maroc, c’est vrai qu’il contient des scenes flagrantes mais la plus part des femmes marocaines se comportent de la meme facon que lbatoul et on n’en parle pas sous-pretexte que cela est honteux. ; Je pense qu’il fallait vraiment publier un film pareil que ce soit par M. Salmi ou par un autre realisateur et au lieu de le culpabiliser commencons par juger toutes les salopes, celles qui ne connaissent meme pas leurs valeurs celles qui pretendent etre musulmanes alors qu’elles ont juste entendu parler d’une religion apellée “l’islam” Soyons honete avec nous meme ! on doit changer notre mentalité …
Comment #28 – Soumis par najlaa: wee pk vous dizé ça ou ntouma katferjou f les turk tahouma mousslimine ou kaymetlou des scéne fchekel et vous aimé bcq pk po le maroc ossi ywouli ymetlou com leurope commça ta7na ntcheherou f le monde entié nn c normal et 3adiiiiiiiiiiiiiiiiiiii jidane.et bravooooooo les marocain et arrété de dir chiahja lintouma 3aychin fiha ra c normal car tt le monde woula akymetel haka.hadi che7al vous dizé pk le maroc maykounch b7al les aures pays f tamtil et maint meli bda le amroc kayte7rk ou tmetil woual zouin vous critiké cé vremen bizaaaaaaaaaaaaar .dsl pr dir tt ça mai cé la vérité. koulna on é des muslmon mai tamtil rét tamtil :d:d
Comment #29 – Soumis par MAHJOUB
SÈ UN BON FILM FELICITATION MR AZIZ SALMI AU MAROC DANS LES ANNÈES 60 LES FEMMES NE PORTAIS PAS DE VOILES ET POURTANT S ÈTAIS DES MUSULMANES ,, SÈ QUE UNE MODE LE VOILE ET SA VAS DISPARAITRE ET COMME ON DIT HABIT NE FAIT PAS LE MOINE SALUTTTTTTT
Comment #30 – Soumis par ousama; j’aimerai bien savoir si ce azize salmi est un musulman, si c’était le cas. c vraiment grave…
Comment #31 – Soumis par Loubna: C’est un très bon film puisqu’il raconte la réalité. Vous savez, la plupart des filles sont (bnat nass) mais elles finissent par tomber dans le faut garce a des mecs influent. A mon avis le problème ce n’est pas le voile car c’est seulement une métaphore qui reflète le coté bien de la fille qui est en duel son remord.
Comment #32 – Soumis par doukali: pour moi c est le meilleure film arabe et africain…en plus je vous prie de bien ecrire en francais
Comment #33 – Soumis par HAYAT GUIND: bns, je trouve que c ‘est une bonne histoire pour les femme. merci
Comment #34 – Soumis par sara, voilaaa moi ossi g un opignion sur ce film g hyper adoré ce film parsk il raconte vraiment la realité par sjuste au maroc dans le monde entier et je di bravo au acteurs et actrices bravooo j adore yunés migrii et tte les otres acteurs BS felicitations un TRES BO FILM bisou a tt le monde
Comment #35 – Soumis par yasmine : C’est un film si j’ose l’appeler film de l’ordre médiocricité, les talents des artistes l’image, le scénario et le sons sont primitifs. Et au lieu d’expliquer aux marocains caves un phénomène social, il a fallu penser à notre sacrée religion, en Islam, la sexualité est connue sous un autre angles, c’est un tabou que seul le mari et sa femme peuvent aborder.
Comment #36 – Soumis par NAFISSA: Je n’ai pas encore vu ce ‘film’mais j ai lu des commentaires sur lui.l’idee meme de devoiler le cote hypocrite des femmes marocaines musulmanes[et par la meme occasion des hommes musulmans marocains !] n’a pas ete traitee d’une maniere analytique objective et intelligente !c’est cette approche qui devait etre suivie par un vrai bon cineaste!pour aborder un sujet tel que celui ci ou un autre sujet! ce n’est certes pas n’importe quel apprenti sorcier/cineaste qui va nous exposer les travers d’une societe telle que les notres et dont les autres societes souffrent egalement!!pas de cette maniere abjecte qui ne va pas au fond des choses dont il essaie de parler!c’est honteux et scandaleux!et meme dangereux pour notre societe car ce film banalise le probleme en presentant les les faits comme il l’a fait! M.SALMI N’EST PAS CAPABLE DE FAIRE AVEC LES SPECIALISTES UNE ANALYSE OBJECTIVE DE CET ASPECT DE NOTRE SOCIETE !IL L’A DEMONTRE MAGISTRALEMNENT !NE CONNAIT IL PAS LA SITUATION DE NOTRE SOCIETE COMME CELLE DE NOMBREUX PAYS ARABO AFRO MUSULMANS ET MEME DE L’OCCIDENT?CES SOCIETES OU LA MONDIALISATION N’A DONNE AUCUNE BONNE EDUCATION AUX GENS BIEN AU CONTRAIRE ELLE A SAUVAGEMENT ENLEVE TOUTE PROTECTION ET DEFENSE A NOS SOCIETES PAR L’AGGRAVATION DE L’APPAUVRISSEMENT ET LE MANQUE D’EDUCATION AVEC UNE CAPAGNE SAUVAGEMENT DESTRUCTRICE DE NOS VALEURS ET L’INTRODUCTION DES VALEURS NULLES FAISANT MIROITER L’ATTRACTION DU PSEUDO’ DEVELOPPEMENT’ !POUR FAIRE COMME LES AUTRES ,COMME LE MONDE!LE MODELE S’EST AVERE NUL DESTRUCTEUR ET UN NONPROJET NON DURABLE POUR TOUTE SOCIETE OU ETRE HUMAIN QUI SE RESPECTE!DOMMAGE QU’ON NE PUISSE PAS SENSURER DES PSEUDO MESSAGES QUI DETRUISENT BIEN PLUS QU’ILS N’APPORTENT UNE VRAIE ANALYSE ET N’APPORTENT DDES SOLUTIONS !!!!DU VOYEURISME ET DE LA DEBAUCHE ?M.SALMI VOUS LES CONNAISSEZ TRES BIEN AILLEURS COMME AU MAROC!CHACUN CHERCHE ET TROUVE CE QU’IL VEUT ET CE QUI LUI CORRESPOND!OU EST LE ROLE EDUCATEUR ET CULTUREL DU CINEMA? VOTRE ECHEC EST CUISANT ET HONTEUXC’EST D’UN NIVEAU LAMENTABLE!LA SOCIETE MAROCAINE N’EST PAS QUE CELA COMME VOUS SEMBLEZ VOULOIR LE DIRE!VOUS FAITES HONTE AU MAROC ET AUX INTELLECTUELS QUI ONT ESSAYE ET ESSAIENT DE REMEDIER AUX PROBLEMES DE LA SOCIETE EN UTILISANT UN OUTIL COMME LE CINEMA!ECHEC SUR TOUTE LA LIGNE!VOTRE APPROCHE NE ME POUSSE MEME PAS A ALLER VOIR CE NAVET ET PSEUDO FILM! A BON ENTENDEUR!QUEL GASPILLAGE ET PERTE DE TEMPS ET DE MOYENS POUR SI PEU COMME RESULTAT!VOUS DEVEZ ETUDIER VOTRE SOCIETE SOUS D’AUTRES ANGLES POUR COMPRENDRE ET PARLER DE CE QUI SE PASSE MAIS D’UNE AUTRE MANIERE!SALMI ALLEZ FAIRE UN APPRENTISSAGE UN VRAI! EXCUSEZ MOI!UN CINEMA COMME CA NON!NAFISSA DU CANADA.
Comment #37 – Soumis par moncef: C’EST UN SCANDALE!ET UN CRIME PRESQUE DE COMPLICITE AVEC LA GUERRE SAUVAGE ET DESTRUCTRICE DE NOS VALEURS ET DE L’EQUILIBRE DE NOTRE SOCIETE!ET DIRE QUE DES CHARLATANS APPRENTIS SORCIERS ”CINEASTES’ FONT DES FILMS ET EXPOSENT NOTRE SOCIETE DE CETTE MANIERE!IGNORANT LES RAISONS DERRIERE UNE TELLE SITUATION SES SOUSBASSEMENTS POLITICO ECONOMICO SOCIAUX ECT EXISTANT DERRIERE CES TRAVERS!..!POUR BANALISER ENCORE PLUS LA DEBAUCHE ET DETRUIRE DAVANTAGE L’EQUILIBRE INDIVIDUEL ET SOCIAL MORAL ECT DES ELEMENTS FRAGILES DE LA SOCIETE , VULNERABLES A CAUSE DES CIRCONSTANCES DANS LESQUELLES ILS VIVENT [CONDITIONS ECONOMIQUES EDUCATIONNELLES, ECT [80% D'ANALPHABETES !!AU MAROC !] !! !
BREF!JE SUIS TRES EN COLERE QUE DES ENERGUMENES COMME SALMI PUISSENT SEVIR EN TOUTE IMPUNITE ET QU’ON FASSE UN TAPAGE MEDIATIQUE POUR VALORISER UN FILM SANS VERITABLE VALEUR!FAIT POUR SERVIR DES CONSIDERATIONS PUREMENT MEDIATIQUES ,COMMERCIALES QUI JOUENT LE JEU DES DETRACTEURS DE NOTRE SOCIETE MUSULMANE !OU CE QUI PEUT EN RESTER AVEC DES ATTAQUES DE CE GENRE! N’EXISTE T’IL PAS DE VRAIS CINEASTES POUR FAIRE UN MEILLEUR TRAVAIL DE RECHERCHE ET DECORTIQUER LE PROBLEME ET PROPOSER DES PROJETS DE CONSCIENTISATION ET D’EDUCATION …!?
Comment #38 – Soumis par frouga: apres la mort (au dela) que dite vous a ALLAH sur ton film enmai a l’ISLAM
Comment #39 – Soumis par youness: slt , avc tt mes respect pr le realisateur ….mé le but de film est totalement absent….alors je ne pense pas que le realisateur Mr S.Aziz est contre Islam ….mé et au depart de ce film en deduit que S.aziz est trop loin de Islam…
Comment #40 – Soumis par amel: slt toul monde dite moi sil vous plait comment faire pour voir ce film sur le net.. amel du 77 france
Comment #41 – Soumis par amel; je voudrais voir le film sur internet ci quelqu’un aurais l’amabilité de ma répondre sur se forum et de me dire comment faire merci bocou. amel de PARIS
Comment #42 – Soumis par marocintellect: quand on lit certains commentaires, je me demande bien de quel maroc il s’agit, de quels marocains et de quelle societé!!! c’est pas le film que je critique maintenant, mais cette societé qui continue de croire qu’elle est bien comme elle est! des gens qui parlent de préserver un équilibre sociale! Mon oeuil!! vous me faites peur et pitié! et heureusement que votre haine est bien maitrisée et contrastée par ceux qui ont ouvert les yeux et l’ésprit! restez ainsi, et croyiez que vous êtes meilleurs et destinés au paradis!!! et créez nous l’enfer que vous nous faites vivre dans notre propre pays! nous vous souhaitons de sombrer encore plus dans votre dégradation que vous croyiez lumière! mais lorsqu’elle vous rendra aveugles, le paradis n’existera plus pour personne!!!
Comment #43 – Soumis par noura
slt tous le monde vraiment je veux voir ce film mais je ne sais pas comment …le sujet est vraiment agreable merci aziz salmi pour votre courage
Comment #44 – Soumis par ( Guest )
C’est un scandale gratuit, bulles de savons et de médiocrité. Allez lire pour pouvoir vous ouvrir les yeux et l’ésprit. Heureusement il y a encore des gens comme celui qui écrit le “Comment 42″
Comment #45 – Soumis par badr
ce film est super il parle du viole c cooooooooooooool
Comment #46 – Soumis par fatima
c’est très désolant de regarder se film; malgré le fait que le film est quelque peu représentatif de la réalité , c’est en fait le fait de tourner ce film qui me choque et me laisse perplexe.J e ne sais pas comment des acteurs on pu accepter de tourner ce film qui montre des scènes opposées à l’islam. La chaine marocaine n’aurai j’amais due publier un tel film sachant que les spectateurs peuvent être choqués. Personnellement quand je regarde un film marocain je le regarde avec mes parents; et voir ces scènes avec eux c’est très gênant et très honteux pour un pays dis musulman .
(1) http://www.grandecran.net/Article/–amours-voiles–daziz-salmi-voile-amour-et-contraintes-sociales_38.html
Un nouveau commentaire sur lrsquo;article n°2841 “amours voilées dixit” Auteur : samar (IP : 41.249.28.250 , 41.249.28.250) E-mail : balsamtaj@hotmail.com ,: moi je veux te dire mr Salmi, si tu es vraiment musulman tu dois avoir honte parce que je voie pas à quoi c sert des sujets bêtes comme ça,sauf à influencer les adolescentes et les perturber encore plus, et si tu veux vraiment montrer les contraintes de la société marocaine tu dois parler des bars à coté de la mosqué,le phénoméne de la prostitution au Maroc,les musulmans qui font pas la priére mais ils font le ramadan, les homosexuls qui veulent devenir kif kif les marocains arabes qui parle fracais (c’est la grande clas)et qui savent méme pas parler en arabe classique( la langue du saint coran), et au lieu de parler d’une pauvre femme voilée qui a commis une bétise, parle de la femme nu , la femme objet partout dans les pubs,le corps de la femme utilisée pour ganier plus d’argents,et en plus je veux savoir combien tu as payé hayat belheloufi pour qu’il montre ses seins, ou est la morale? et si tu trouve ca normale, j’aimerai bien voir les seins de ta mère dans le prochain film inchallah (désolée si tu trouve c comme une insulte) , mais si tu sais pas ce que tu fait en publiant des messages cotnre la morale et la religion, c’est grave ,et si tu le sais bien, c’est encore plus grave, layhdik.
« Les gars du bled » en compétition internationale au festival international du film d’amour de Mons
« Les gars du bled » du réalisateur marocain Mohamed Ismaïl sera en compétition internationale à la 26ème édition du festival international du film d’amour (FIFA) qui aura lieu du 19 au 26 courant dans la ville belge de Mons.
Entretien avec le réalisateur
« Mes films se nourrissent de mon observation de la vie quotidienne des petites gens »
Présent sur la scène artistique marocaine depuis de longues années, Mohamed Ismail a réalisé en 2009 son cinquième film «Awlad Lablad». Peu prolifique, le cinéaste parle, dans cette interview, de son dernier opus et dresse le bilan du cinéma national qui reste, selon lui, «un cinéma militant».
Votre dernier long métrage «Awlad Lablad» retrace le parcours de trois jeunes diplômés chômeurs. Votre vocation est-elle de filmer la rue, le petit peuple ?
Lorsqu’on m’a proposé l’idée de ce film, je l’ai vite adoptée parce que le sujet m’a beaucoup intéressé. Il faut dire que le chômage nous intéresse tous. Personne ne peut rester indifférent face à cette problématique qui pèse lourd sur notre société et notre économie. Depuis mon premier long-métrage Aouchtam, réalisé en 1996, j’ai toujours essayé de faire parler le petit peuple. Mes films se nourrissent de mon observation de la vie quotidienne des petites gens. C’était le cas pour Et Après, Ici et là ou encore Adieu mères.
De célèbres comédiens marocains participent à votre film tels Rachid El Ouali, Mouna Fetou, Hanane Ibrahimi, Mohamed Bastaoui ou encore Nezha Regragui. Comment s’est déroulé le casting ?
Awlad Lablad regroupe un aréopage d’acteurs marocains confirmés. Mais une chose est sûre, c’est que toutes ces personnes correspondent aux rôles proposés. Leur choix n’a pas été anodin. Il faut souligner qu’avoir des acteurs connus et surtout plébiscités par le public ne peut que donner plus de crédibilité au film. En plus, la plupart d’entre eux ont déjà travaillé avec moi.
Justement, pourquoi vous préférez travailler avec les mêmes acteurs ?
C’est simple : l’équipe avec qui je travaille a fait toujours preuve de professionnalisme et de discipline. A force de travailler ensemble, une certaine complicité est née entre certains acteurs et moi. Chose qui me facilite la tâche et surtout m’encourage à donner le meilleur de moi-même. C’est le cas de Rachid El Ouali qui a presque joué dans tous mes films. Je vous confie que dans mes prochains films, je tenterai de collaborer avec les mêmes personnes. Etre entouré de gens qui croient en moi me met vraiment à l’aise…
Vous n’avez pas l’intention de donner une chance aux jeunes artistes ?
Je n’ai rien contre les comédiens débutants. Au contraire, c’est toujours un plaisir de donner un coup de pouce aux jeunes. Mais leur rôle reste complémentaire par rapport à celui des acteurs confirmés. Il faut se donner du temps et surtout ne jamais oublier qu’on ne naît pas star. Le casting reste parmi les étapes les plus difficiles. Il représente plus de 50% du travail. Bien choisir ses acteurs est très important.
Quel est le budget du film «Awlad Lablad» ?
Le budget s’élève à 9,7 millions de dirhams dont 3,7 millions ont été accordés par le Centre cinématographique marocain (CCM)comme avance sur recettes et 1 million a été octroyé par 2M qui a co-produit le film. Au début, j’avais tablé sur 12 millions de dirhams. Une somme que je n’ai pas réussi à avoir. Vous savez, je ne crois plus aux co-productions étrangères, c’est pourquoi j’ai tenté tant bien que mal pour que le film soit une production 100% marocaine.
Certes, ce n’est point facile, mais je n’avais pas le choix. Notre cinéma est militant, il faut donc faire des concessions pour aller de l’avant. Je ne comprends pas ces gens qui comparent nos films aux productions américaines. C’est deux mondes complètement différents… Je ne cesserai jamais de le dire : le cinéma marocain a connu une grande évolution. Toutefois, il lui reste un long chemin à parcourir. La question qui s’impose donc est jusqu’à quand cette situation persistera-t-elle ?
Justement, quels sont les maux dont souffre le cinéma marocain ?
Tout d’abord, il y a le problème des salles qui commence à prendre de l’ampleur. Aujourd’hui, nous avons à peine 37 salles à travers tout le Royaume. Je suis sûr que d’ici à la fin de 2010, d’autres salles seront fermées. Comment peut-on donc parler d’un cinéma prospère sans avoir assez de salles obscures ?
Ensuite, il y a le piratage. L’Etat doit trouver une solution définitive à ce problème qui nous fait perdre énormément d’argent.
Enfin, il y a le problème financier qui entrave notre travail. Le CCM doit revoir sa stratégie et mettre en place un plan d’action adapté à la réalité. Financer un film a été depuis toujours un calvaire pour les cinéastes au Maroc. Malheureusement, la situation est la même. Il faut vraiment galérer pour faire un film.
Les films d’auteurs ont-ils leur place dans notre cinéma ?
C’est toujours bien de varier les sujets… Cependant, faire un film inaccessible me paraît inutile. Notre but est de sensibiliser et divertir les gens en leur offrant une histoire cohérente et un message clair et précis, sans pour autant tomber dans le ridicule. Je suis conscient de la difficulté de cette équation, mais je pense que c’est le seul moyen pour faire aimer aux gens le cinéma marocain.
C’est vrai que les films nationaux ont été très prisés par le public ces dernières années, mais il faut persévérer davantage pour fidéliser les spectateurs. Quel cinéma et quel type de film veut-on faire ? C’est la question qui se pose actuellement.
Fatima-Ezzahra Saâdane, La vie Economique du 01-02-2010
Casanegra”, film-vérité sur Casablanca, dévoile la face sombre du Maroc
Violence, langage cru, sexe… Jamais un film marocain n’aura été si loin. Casanegra, le second long métrage du réalisateur Noureddine Lakhmari, 44 ans, est en passe de devenir un phénomène de société au Maroc. Dans les quatre villes – Casablanca, Rabat, Tanger et Marrakech – où le film est projeté depuis le 24 décembre 2008, les salles affichent souvent complet. Jeunes, vieux, riches, pauvres, femmes voilées ou en jean, affluent en masse.
L’histoire met en scène deux jeunes chômeurs, des paumés d’une vingtaine d’années, qui vivent de petites combines et rêvent d’Europe, d’argent et de sexe. Mais le personnage principal du film, c’est Casablanca et son centre-ville de style art déco, vestige de l’époque coloniale. Casanegra se joue de Casa la Blanche et en dévoile les bas-fonds, la nuit surtout. L’envers du décor, c’est une ville poisseuse, sale, dure, qui porte l’énergie bouillonnante du désespoir. Ce sont les exclus du boom économique vanté par les élites. C’est la colère, la violence physique et verbale de ceux qui défendent leurs territoires. Le langage utilisé est la darija, l’arabe dialectal marocain, mais dans sa version la plus populaire.
Reflet des amours déçus et des rêves brisés, Casanegra n’est pas tendre pour ses enfants. Avec ce film hyperréaliste, interdit aux moins de 12 ans, Noureddine Lakhmari fait exploser de nombreux tabous : alcool, drogue, homosexualité, prostitution, femmes battues, enfants des rues, masturbation… “Je n’ai rien inventé. Mon film est un miroir de la société marocaine. Je montre le Maroc tel qu’il est, non tel qu’on veut nous faire croire qu’il est, explique Noureddine Lakhmari. La violence et l’injustice sociale sont universelles. Cessons d’être hypocrites et admettons qu’on les trouve aussi chez nous.”
“UNE THÉRAPIE DE CHOC”
Réalisé avec l’aide de l’Etat, via le Centre cinématographique marocain, Casanegra n’a pas, jusqu’à présent, déclenché de vive polémique, même si les conservateurs et les religieux ont déploré “sa violence et sa grossièreté”. Abdelillah Benkirane, secrétaire général du parti islamiste Justice et développement, l’a critiqué, tout en reconnaissant ne pas l’avoir vu. “(Ce film) s’inscrit dans une série qui encourage la débauche et le sionisme”, a-t-il déclaré à la télévision.
L’hebdomadaire francophone marocain Tel Quel, lui, a salué Casanegra et lui a même consacré sa couverture, son éditorial et pas moins de sept pages.
“Le modèle que propose ce film n’est pas celui d’une société amorale mais d’une société qui admet sa part d’amoralité. Donc qui n’a plus peur d’elle-même”, estime Ahmed Benchmesi, le jeune directeur de Tel Quel. Pour lui, Casanegra fait office de “thérapie de choc” pour “ouvrir les yeux des Marocains et secouer les certitudes ouatées dans lesquelles la propagande officielle tente de les enfermer depuis un demi-siècle”.
Pour la jeunesse, Casanegra est en effet un bol d’oxygène, en partie issu du mouvement culturel Nayda (”ça bouge”). Ce mouvement alternatif, né en 2003, explose littéralement depuis deux ans. Un documentaire, Casanayda, réalisé par Dominique Caubet, une professeure d’arabe maghrébin aux Langues orientales à Paris, vient d’ailleurs de lui être consacré.
Florence Beaugé Le monde.fr 28/01/2009
fissures

Deuxième long métrage du jeune réalisateur Hicham Ayouch, «Fissures» est filmé sans scénario, il sortira également en France et en Espagne. Déjà primé lors du Festival de Tanger, ce film a suscité la polémique lors du Festival du film de Marrakech, où il a été visionné dans la section coup de cœur. Le film retrace l’histoire de trois marginaux, deux hommes et une femme en quête d’eux-mêmes que l’on voit évoluer librement dans Tanger : Abdesselem sort de prison et doit recommencer sa vie à zéro, son ami Noureddine est architecte et alcoolique et a pour seule compagnie sa chienne Bela et enfin Marcella, une artiste-peintre fantasque et suicidaire. Ils vivent en quête de leur destin, dans un triangle amoureux. Un matin, Abdeslem sort de la prison de Tanger. Son ami Nourredine vient le chercher et ils passent la nuit ensemble à fêter la liberté recouvrée. Mais leur amitié est menacée quand débarque dans leur vie l’étrange Marcela, une brésilienne fantasque et excessive.
Hicham Ayouch, déjà auteur des Arêtes du cœur, filme ici l’errance de trois marginaux qui s’abîment dans l’alcool, la drogue et la passion. Hurlements, bagarres, scènes de sexe extrêmement crues, Ayouch n’épargne rien au spectateur. D’ailleurs, dans la salle, nombreux se sont levés au cours de la projection, sans doute mal à l’aise.
Mais au lieu de tisser un ou plusieurs fils mettant en relief les vies et les destinées des uns et des autres dans le contexte de la diversité de la ville de Tanger, le film juxtapose seulement les scènes, sans véritable histoire. Les scènes sont fortes et pleines d’émotions, mais, sans trame qui contextualise et explique ces émotions, le spectateur est souvent confronté à la question du pourquoi. Pourquoi montrer la mort cruelle d’un mouton égorgé vif? Pourquoi continuer à montrer des scènes d’ivresse, quand après les premières, le spectateur peut avoir compris ce mélange de liberté et de fragilité dont ces scènes témoignent?
Est-ce pour choquer simplement? Hicham Ayouch le formule autrement. « Fissures » veut faire vivre au spectateur des émotions fortes, émotions qui ne s’exprimeraient pas assez au Maroc bien qu’elles fassent partie de la réalité de vie de beaucoup. Selon Ayouch, l’assemblage de scènes sans scénario était un effet de style. Ne pas s’enfermer par un scénario était chose voulue, les acteurs étaient libres d’improviser, d’ajouter leurs touches au film qui s’est ainsi développé sous leur impulsion.
Mais le résultat est que le film a des longueurs et devient par moment ennuyeux en ce que les excès des personnages deviennent prévisibles. Les aspects originaux, la violence des scènes et le doute qui plane sur viabilité de cette relation à trois auraient gagné à être réduits à un court métrage, aussi apte sinon plus à véhiculer une variété d’émotions fortes.
En fin de compte, on ne peut que suivre le réalisateur qui expliquait que ce film est « né d’une urgence, d’un besoin d’expression insoutenable », qu’il répondait à un besoin de se défouler. Et de se demander s’il sert à autre chose encore…
Kandisha
Kandisha est sur les écrans du Maroc. Le film a participé tout dernièrement au festival de Bruxelles et au Luxembourg.
Dans une déclaration à la MAP, le réalisateur Jérô me Cohen-Olivar a indiqué avoir eu comme source d’inspiration la célèbre légende d’Aicha Kandisha pour évoquer des thèmes qui lui tiennent à coeur notamment l’oppression de la femme, le deuil, la spiritualité etc.
« Kandisha a été pour moi un film très personnel où j’ai essayé de mettre en avant des thèmes auxquels je suis sensible et de véhiculer certains messages », a-t-il expliqué, ajoutant qu’il prépare d’autres projets cinématographiques du même genre.
Le film raconte l’histoire de Nyla Jayde, une avocate et de Mehdi, son mari, qui, depuis la mort brutale de leur petite fille, ont perdu l’harmonie qui régnait au sein du couple.
L’avocate sera un jour abordée dans la rue par une inconnue, qui la supplie de prendre la défense d’une certaine Mona, injustement accusée et arrêtée pour avoir décapité son mari qui la maltraitait.=
En prison, Mona clame son innocence et prétend avoir été « vengée » par Kandisha qui serait, selon elle, l’auteur du « crime ».
Interprété par Amira Casar, feu Hassan Skali, Saïd Taghmaoui, Hiam Abbass et David Carradine, « Kandisha » est présenté comme le premier film marocain de la catégorie « thriller ».
Année : 2008 / Durée :100 mn
Réalisateur :Jérôme Cohen-Olivar
Scénario :Jérôme Cohen-Olivar
Image
ominique Gentil
Son : Denis Guilem
Montage :Julien Foure
Interpètes
avid Carradine, Saïd Taghmaoui, Hiam Abbass, Amira Casar, Michael Cohen, Assaad Bouab, Amal Ayouch, Mourad Zaoui, Hassan Skalli
«Le clandestin» de Saïd Naciri
«Le clandestin» raconte les intrigues d’un homme qui s’adonne au transport clandestin et qui va sauver tout le pays, «le pays qu’il aime alors que celui-ci ne lui donne même pas le minimum des droits», avait expliqué le réalisateur à l’issue de l’avant-première du film au cinéma ABC à Casablanca. Le héros habite dans un endroit marginalisé où les habitations ne sont même pas numérotées, ce qui l’empêche d’avoir le moindre droit à commencer par la carte d’identité, parce que tout simplement, il n’est pas reconnu en tant que citoyen à part entière. Parmi les acteurs participants, on cite : Saïd Naciri, Samira Houari, Fadila Benmoussa et d’autres acteurs.
Allergiques au style de Saïd Naciri, passez votre chemin. Le dernier opus du comique n’est pas pour votre palais délicat, mais pour les amateurs de fast-food qui ont fait le succès de ses précédents longs-métrages. Ingrédients de la recette : un gentil gars laborieux, khettaf de son état qui, grâce à son taxi clandestin, nourrit toute sa famille. Honnête comme un would nass, il se retrouve embringué dans une sombre histoire de mafia projetant d’organiser des attentats dans le plus beau pays du monde. Il croise au passage une riche héritière lui proposant de l’épouser, mais, n’écoutant que son cœur, il préfère rester fidèle à son amour de jeunesse. Sur la route toute la sainte journée, Naciri ponctue son aventure en dénonçant la prostitution, l’habitat insalubre, les conditions du prolétariat urbain, dans un discours moralisateur qui brosse dans le sens du poil les indignations de son public habituel. Le tout filmé à la sauvette par Saïd Naciri, devant et derrière la caméra comme à l’accoutumée. La fin ? Le gentil gagne et les méchants perdent. Mais ça, vous le saviez déjà.
Extrait d’entretien avec Naciri
Moi, j’aspire justement à amuser, ce public et lui donner des motifs de divertissement tout en véhiculant des messages. Ce sont des films qui pourraient sembler très simples mais qui, en fait, se prêtent à plusieurs lectures. Et comme vous l’avez constaté lors de l’avant-première, le public était aussi nombreux que divers. Il y avait de tout. Des intellectuels, des jeunes, des enfants, bref, c’était hétérogène. Et tout le monde riait et s’amusait à fond parce qu’on retrouve dans les films des scènes quotidiennes que l’on vit. A la différence des films américains, j’essaie de capter des scènes du quotidien des gens qui passent inaperçus mais qui sont des héros de situations pour moi. L’histoire du Khattaf dont parle le film commence simplement pour arriver à des intrigues où ce monsieur qui s’adonne au transport clandestin va sauver tout le pays, son pays qu’il aime alors que celui-ci ne lui donne même pas le minimum des droits. Il habite dans un endroit marginalisé où les habitations ne sont même pas numérotées, ce qui l’empêche d’avoir le moindre droit à commencer par la carte d’identité, parce que tout simplement, il n’est pas reconnu en tant que citoyen à part entière. Je cherche à travers ce film de toucher le cœur des Marocains et d’en être très proche. Je ne cherche ni prix ni consécration. La meilleure consécration pour moi est l’amour du public et quand je vois que les gens sont heureux.
Lamchawcha de Ahed Bensouda
Le long-métrage marocain « Moussem Mchaoucha » est interprété par Hamidou Ben Masoud, Hicham Bahlou et Ferkousl. Dans ce film, le réalisateur, inspiré d’une histoire de l’écrivain Moncef Elkadiri, évoque avec nostalgie la réalité au 19ème siècle au Maroc où le pouvoir et l’argent définissaient les relations entre les gens. Il s’agit d’un film populaire de divertissement où Abdellah Ferkous joue le rôle de Tbokh, l’antagoniste méchant et sans principes et Hicham Bahloul le rôle de Slimane, protagoniste inspirant la sympathie.
Basé sur le patrimoine culturel et un sport de combat spectaculaire (Mchaoucha), le film traite une histoire qui s’est passée essentiellement à Fès, et qui mène les spectateurs à travers un parcours historique vers d’autres villes liées à l’histoire du Maroc de cette époque, à savoir Sefrou, Meknès, Erfoud, Ouarzazate et Labrija (El Jadida) et Marrakech, en mettant en exergue le mode de vie, comportements, traditions et coutumes des gens. Il relate une histoire d’amour, qui lie Sâadia (Rim Chmaou), la fille unique de Haj Lamfadel (Hamidou), grand marchand de viande séchée (khaliae), au Slimane, charpentier et fils d’une famille modeste. Slimane rêve de couronner cet amour par le mariage, mais il n’est pas le seule à vouloir la main de Sâadia, Tbokh, grand lutteur de Mchaoucha et commerçant de bétail, décide de tout mettre en œuvre pour prendre la jeune fille comme épouse. Le scénario est plein d’intrigues, de fausses pistes et de rebondissements qui en s’associant avec la beauté des décors donnent naissance à une fiction purement marocaine. Né en 1969 à Tétouan, Mohamed Ahed Bensouda est l’auteur d’un ensemble de films, dont « L’ombre du loup » en 2005, « Les Yeux du Cour » et « Le Cadeau du Baptême » en 2005.(MAP).
les oubliés- benjelloun
| Dans ce long métrage, le réalisateur a essayé de jeter la lumière sur la problématique de l’immigration des Marocains à l’étranger ainsi que la prostitution forcée. Hassan Benjelloun aspire à donner une vision plus globale et entière sur la question.Les oubliés de l’histoire » de Hassan Benjelloun : Un film marocain en devenir sur les affres de l’immigration. Ce film est un récit réunissant trois jeunes filles qui vont se retrouver projetée dans une cruelle réalité à laquelle elles ne s’attendaient pas. Elle vont se retrouver face à une Mafia pour qui le commerce des corps n’est qu’un moyen pour s’enrichir. L’idée de ce thriller s’articule autour de l’immigration des jeunes à l’étranger. Il aborde à la fois l’immigration légale et clandestine.Cette thématique, bien qu’elle soit déjà traitée dans d’autres réalisations cinématographiques, est évoquée sous un nouvel angle.
Cet opus s’efforce de rendre compte de la complexité du sujet. Ce faisant, Hassan Benjelloun aspire à donner une vision plus globale et entière sur la question. Aussi, tente-t-il d’approcher tous les aspects de l’immigration, mettant la lumière sur les raisons de ce choix forcé et les conditions de départ des candidats à l’immigration. Le film traite, également, la condition sociale des jeunes immigrés en abordant leur vécu dans les pays d’accueil. Il y sera, notamment, question des difficultés de leur insertion socio-culturelle. Ce film compte, également, véhiculer l’image de leur multiple exploitation. En somme, c’est quand l’espoir et l’aspiration à une vie meilleure cèderont la place au malaise et à l’incompréhension. Scénariste, réalisateur et producteur Hassan Benjelloun met en scène son premier long métrage en 1990 « La Fête des autres ». En 1994, suit « Yarit », puis, « Les amis d’hier » en 1997, « Les lèvres du silence » en 2000 et « Jugement d’une femme » en 2001. Ce dernier a reçu plusieurs prix dans différents festivals internationaux. En 2004, « La chambre noire » lui a valut entre autres, le grand prix du Festival Africain de Khouribga, l’Étalon d’Argent de Yennenga du Festival de Fespaco, et remporte une mention spéciale du jury du Festival de Carthage de Tunisie. Synopsis |
Azzouz décide d’immigrer vers la Belgique, à la recherche d’un quotidien meilleur. Yamna, obligée de fuir, décide de rejoindre Azzouz, son amoureux. A Bruxelles, ils croiseront Nawal, Said, Ben, Tatiana ou Amal, tous piégés par des réseaux d’exploitation des clandestins.
Réalisation: Hassan Benjelloun - Scénario: Hassan Benjelloun & Toufik Taha - Image: Xavier Castro - son: Faouzi Thabet - Montage: Julien Fouré - Musique: Youssef El idrissi et Louis Mancaux - Production: Bentaqerla Productions - Productrice exécutive: Rachida Saadi
Interprétation: Amine Ennaji, Meriem Ajadou, Abderrahim El Meniari, Amal Setta, Youssef Joundy, Leila Laaraj, Asmaa Khamlichi, Claire Helene Cahen, Abdellah Chakiri…
Format: 35 mm/ Couleurs - 105 min Fiction/ drame, Maroc, 2009. Sortie nationale: 3 mars 2010
Le film marocain « Pégase » du réalisateur Mohamed Mouftakir a remporté samedi le Grand Prix Ousmane Sembène de la 13-ème édition du Festival du cinéma africain de Khouribga, organisé du 10 au 17 juillet.
« Je suis ému par ce prix qui constitue une consécration et un grand honneur pour le 7ème art marocain », a déclaré le réalisateur Mouftakir à la cérémonie de remise de ce prix doté de 70.000 dhs.
Le film « Pégase » relate l’histoire de Zineb qui travaille dans un asile psychiatrique. Son supérieur lui confie une jeune fille terrorisée qui se croit enceinte. La mission de Zineb consiste à la faire parler. La jeune fille ne s’avère pas coopérante.
Le prix spécial du jury (50.000 dhs), a été attribué ex aequo au film sud-africain « Shirley Adams » d’Olivier Hermanus et au long métrage marocain « Destins Croisés » de Driss Chouika.
De même, le prix de la meilleure réalisation a été décerné au réalisateur égyptien Sameh Abdelaziz pour son film « La Joie », et celui du scénario à sa compatriote Maryem Naoum pour le film égyptien « Un- Zero ».
Le prix du 1er rôle féminin a été attribué à l’actrice sud-africaine Denis Newman pour son rôle dans « Shirley Adams », alors que celui du 1er rôle masculin a été décerné à l’acteur burkinabé Serge Henry pour son rôle dans le film « Une femme pas comme les autres » du réalisateur Abdoulaye Daoe.
Par ailleurs, les prix du deuxième rôle féminin et masculin sont revenus respectivement aux acteurs Majdouline Idrissi (Maroc) pour son rôle dans le film « Pégase » et Samson Odhiambo (Kenya) pour son rôle dans le film « Soul Boy ».
La cérémonie de clôture du 13ème festival du cinéma africain de Khouribga, qui s’est déroulée sur fond de la musique populaire, a été marquée par la présence notamment du gouverneur de la province de Khouribga, M. Mohamed Sabri, et plusieurs autres personnalités, intellectuels et artistes.
Douze films étaient en lice pour le Grand Prix du festival. Ils représentent dix pays africain: le Maroc, le Bénin, l’Afrique du Sud, le Niger, le Kenya, la Côte d’Ivoire, le Togo, le Burkina Faso, la Tunisie et l’Egypte.
Présidé par Mme Touria Jebrane, le jury de cette édition était composé notamment de Khadija Alami et Asmaa Khamlichi (Maroc), Amadou Tidiane Niagane et Bendiogaye Beye, (Sénégal), Michel Ouedraogo (Burkina-faso) et Kussai Saleh Aldarwich (Syrie).
Le programme de cette édition a été ponctué de projections cinématographiques en salles et en plein air, des ateliers de formation, la présentation d’ouvrages sur le 7ème art, un convoi cinématographique et un bulletin quotidien du Festival.
Cette 13ème édition a été également marquée par la cérémonie d’hommage organisée en l’honneur de la présidente du jury Touria Jebrane et du réalisateur tunisien Férid Boughedir, en signe de reconnaissance pour leur contribution au rayonnement du 7ème art.
Le film, qui vient de remporter l’Etalon d’or du Fespaco, a reçu un accueil enthousiaste de la part du public chinois qui s’est déplacé en grand nombre pour découvrir le cinéma marocain.
“C’est la première fois que je vois un film marocain. C’est très beau : la réalisation, les images, la prise de son, les acteurs à J’ai bien aimé”, Mlle. Huang Yan Chin a confié à la MAP à la sortie de la salle de projection de l’Institut français à Pékin.
“C’est une très bonne initiative et j’espère voir d’autres films marocains projetés en Chine afin de découvrir le cinéma marocain qu’on ne connait pas assez”, a ajouté la jeune cinéphile chinoise, qui ne cache pas sont intérêt pour la culture marocaine.
L’objectif de ce festival est de faire découvrir au peuple chinois la diversité culturelle et linguistique de la francophonie, a souligné Mme. Mylène Hardy, coordinatrice du festival.
“Projeter un film, c’est montrer une partie de la culture”, a-t-elle indiqué, relevant que les cinéphiles chinois s’intéressent de plus en plus à la diversité culturelle et à la découverte d’autres cultures et d’autres pays.
A travers “Pégase”, les cinéphiles chinois ont pu découvrir une facette de la culture marocaine. “ça restera une image qui sera celle du Maroc “, a noté Mme Hardy.
Le film “Pégase” raconte l’histoire d’une psychiatre, Zineb. Son supérieur lui confie une jeune fille terrorisée qui croit être enceinte. La mission de Zineb consiste à la faire parler. La jeune fille ne s’avère pas très coopérante à
Le film “Pégase” est le premier long métrage de Mohamed Mouftakir, qui avait auparavant réalisé trois courts métrages.
Outre l’Etalon d’or du Fespaco – le premier prix du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou-, ” Pégase ” avait remporté le grand Prix de la 11ème édition du Festival national du film de Tanger (janvier 2010) et le grand Prix Ousmane Sembène du 17ème Festival du cinéma africain de Khouribga (juillet 2010).
finek alyam – chwika
Trois couples quadragénaires, s’étant perdus de vue depuis les folles années de l’université, se retrouvent réunis dans la villa de l’un d’eux (Abdelkhalek et Rachida). Après avoir reçu une étrange invitation, attribuée à Rajaâ, leur ancienne amie portée disparue depuis leur dernière rencontre, et bien que fort intrigués, les trois couples accourent à cette adresse qui leur était inconnue…
Les retrouvailles ont lieu finalement et Rajaâ, quoique absente physiquement, est bien présente dans la mémoire de chacun. Les six autres ont formé trois ménages bien que pas toujours selon les affinités amoureuses de leur jeunesse : Kamal qui aimait Rachida s’est marié avec Amal qui était amoureuse de Abdelkhalek ; Samir, convoité par Rachida mais qui aimait Amal, s’est marié avec Souad qui n’aimait pas spécialement les hommes !
Il n’y avait pas que Kamal qui aimait la belle et douce Rajaâ, Abdelkhalek avait une très grande amitié avec elle que beaucoup assimilaient à un amour non déclaré. Souad aussi avait une affection confuse et trouble pour Rajaâ… Mais Rajaâ est introuvable. Personne n’est arrivé à retrouver ses traces…
Au cours de la soirée, les anciennes affinités amoureuses renaissent et, à l’évocation de Rajaâ, on raconte des histoires contradictoires quant à l’évolution de sa vie privée… A travers ces ragots on découvre les différentes issues auxquelles étaient vouées toute une génération de jeunes filles ayant le même profil psychosociologique qu’elle…
Parallèlement, on découvre que Rajaâ, maintenant aveugle, écrit un roman autobiographique sur la période de sa jeunesse…
Ainsi, à travers les souvenirs des six amis et la reconstitution romanesque de Rajaâ, sont évoqués les événements qui ont marqué leur jeunesse ainsi que les rapports humains qui les unissaient…
Bien que provenant de souches sociales et de régions différentes, les sept amis ont en commun ces quatre années de connivence, d’intrigues amoureuses et de rêves d’absolu sur fond de la mouvance estudiantine fort marquée par la conjoncture socio-politique du Maroc des années 70…
Les conditions ambiantes influent certainement sur la mentalité et le comportement des êtres, et on se rend bien compte que l’état d’esprit de nos protagonistes a bien changé…
Alors, que s’est-il passé ? Et qu’est-il réellement arrivé à Rajaâ ?
FICHE TECHNIQUE
Titre : FINAK ALYAM – «Destins croisés» Genre : Long métrage fiction / drame social Durée : 99 mn Format : 35 mm / 1.85 / Couleurs Pellicule : Kodak - Scénario : Driss CHOUIKA & Mohamed ARIOUS Adaptation & Réalisation : Driss CHOUIKA Assistant : Ali TAHIRI Scripte & montage : Njoud JADDAD Musique originale : Said EL MAGHREBI Production : KINOCHOC PRODUCTIONS
Interprétation : A. CHAOUQI / Karima CHAMSSI , Kods JOUNDOUL / Mohamed AYAD, Maria CHIADMI / Abderrazak ZITOUNY, Yasmina BENNANI / Marwa ASSAAD EL IDRISSI SAID LAHLIL / Driss KARIMI / Khadija ADLY Abdelilah KHENNIBA / Ali TAHIRI / Aziz EL HAKIM Abdellah AIT BELKAS / Jilali QACEME…
Direction photo : Fadil CHOUIKA Ingénieur Son : Najib CHLIH Décors : Tayeb ALAOUI Maquillage & coiffure : Kazem ABBAS SHIRAZI (Iran) Zineb TAOUSSI - Lieux de tournage : Agadir / Mirleft.
‘’Destins croisés’’ de Driss Chouika : regard d’artiste sur l’histoire récente du Maroc
Aboubacar Demba Cissokho
La question du temps, de son défilement, le rapport des Marocains à un passé controversé, perplexe, sont au cœur du long métrage ‘’Destins croisés’’ du réalisateur marocain Driss Chouika qui offre là son regard d’artiste sur l’histoire sociopolitique récente de son pays.
‘’Le mot est une dette dont seul l’homme libre s’acquitte’’, dit un des personnages de ce film qui était en compétition de la 13-ème édition du Festival du cinéma africain de Khouribga (10-17 juillet). Chouika tente, lui, de donner sa vision de ce que nombre de ses compatriotes appellent ‘’années de plomb’’, période controversée s’il en est.
‘’Destins croisés’’ c’est l’histoire de trois couples quadragénaires, qui, s’étant perdus de vue depuis les années de l’université, se retrouvent réunis dans la villa de l’un d’eux (Abdelkhalek et Rachida). Après avoir reçu une étrange invitation, attribuée à Rajaâ, leur ancienne amie portée disparue depuis leur dernière rencontre, et bien que fort intrigués, les trois couples accourent à cette adresse qui leur était inconnue…
Ces couples se sont constitués par défaut, pas selon les affinités amoureuses des années de jeunesse : Kamal qui aimait Rachida s’est marié avec Amal qui était amoureuse de Abdelkhalek ; Samir, convoité par Rachida mais qui aimait Amal, s’est marié avec Souad qui n’aimait pas spécialement les hommes !
‘’Destins croisés’’ c’est la relation d’une vie philosophée, romancée d’une conjoncture sociopolitique, d’une insouciance des années de jeunesse, et du sentiment, quarante ans après les faits, d’être ‘’passés à côté’’ d’une révolution qui leur permis de s’épanouir autrement.
Les personnages de Chouika sont des témoins et acteurs d’une vie dont ils ne semblaient pas maîtriser les tenants et aboutissants. Driss Chouika traite des silences, des non-dits, des réminiscences, très précises par moments, vagues ailleurs, faisant preuve d’une bonne maîtrise d’une narration où des flash-back rapprochés s’entremêlent.
Rajaâ (Yasmina Bennani), l’absente est la plus présente dans la mémoire de chacun de ses anciens camarades : sa personnalité, son caractère, ses idées et convictions sont comme un fil rouge qui traverse la création. Elle y relève que la torture des années dites de plomb ne s’est pas uniquement traduite par des crimes, assassinats et autres violences physiques ; elle s’est manifestée contre des actes, des idées, qui ont été réprimés.
En réalisateur militant, même s’il refuse le terme politique pour qualifier son film, Driss Chouika pose en même temps la question des archives et de la documentation sur cette période de l’histoire du Maroc. Qu’est-ce qui s’est passé ? Qu’est-ce que les victimes ont enduré comme souffrances ?
En 2004, le roi Mohamed VI avait mis en place une commission ‘’Réconciliation et équité’’ pour faire la lumière sur cette période, mais la limite de l’initiative s’est trouvée dans le fait que les bourreaux n’ont pas parlé.
La passion qui entoure les débats découle du fait que chacun des protagonistes, plus ou moins importants, pense détenir la vérité sur cette période. Il s’agit donc, avec ‘’Destins croisés’’ comme pour les autres œuvres de création traitant de la question, de poser l’acuité de l’enjeu mémoriel. Et plus que la mémoire, c’est la manière de la traiter qui compte. Dans cet exercice, Driss Chouika a réussi son pari. Oui, ‘’Destins croisés’’ est un vrai film de cinéma.
“Destins croisés” de Driss Chouika est un film imprégné de mémoire qui vous met face au bouillonnement des années soixante-dix résultant de la manifestation de la jeunesse universitaire en colère de l’époque. Dans son long métrage, Chouika, évoque une étape controversée à laquelle il appartenait certainement, avec à la fois nostalgie et regard critique. Du premier coup, le film vous surprend par la double connotation des titres : « Finak Alyam » et sa traduction française « Destins croisés ». Dans le premier, la charge nostalgique est vraiment apparente. Il s’agit de l’évocation d’un passé glorieux par rapport à un présent terne. Le second laisse transparaître une neutralité voire un caractère accidentel des événements.
L’histoire du film s’articule autour d’un groupe d’ami(e)s qui ont vécu ensemble l’idéal révolutionnaire des années soixante-dix au sein de la faculté. Même si la vie les a séparés, ils se retrouvent après de longues années grâce à l’initiative de Rajaa qui a arrangé les retrouvailles où tout le monde sera présent sauf elle. Pourtant, elle sera l’absente/présente de la rencontre et la génératrice de tout le récit. La parole est confiée à Rajaa qui présente les faits selon l’optique d’une narratrice-protagoniste. Ce procédé permet, à notre sens, la recomposition de l’œuvre dans un esprit objectif.
De prime abord, le film regorge de thématiques qui encadrent l’histoire : militantisme, années de plomb, révolution ; mais la thématique majeure, à notre avis, serait l’effet du temps subi par une bande de camarades. On peut dire que “Destins croisés” se distingue, en premier lieu, par un traitement authentique d’une époque très sensible de l’Histoire du Maroc. Il s’agit, en fait, d’ un tournant dans la filmographie marocaine traitant des années de plomb. Certes, cette époque constitue un arrière-fond pour l’action dans la mesure où elle unit les jeunes étudiant(e)s et sert à cristalliser chez eux une conscience avide de liberté et de révolution qui vise le changement par tous les moyens. Mais on ne peut avancer que le film est une simple stigmatisation des années de plomb car, pour la première fois, on assiste à une double condamnation. D’une part, la condamnation du système, et d’autre part la condamnation du parcours des militants eux-mêmes. Contrairement aux films qui ont abordé ce sujet jusque-là et qui ont généralement interrogé le système : «Chambre noire», «Mille mois», à titre d’exemples, «Destins croisés» jette la lumière sur les deux.
S’il est vrai que la diégèse, de manière générale, met en exergue les moments phares d’une jeunesse assoiffée de liberté par plusieurs indices, dont entre autres, les chansons de Cheikh Imam qui ont pris une part importante dans le film, les affiches de Che Guevara et les différentes confrontations avec le Makhzen, il n’en demeure pas moins que le metteur en scène s’arrête sur le présent des personnages pour établir une comparaison entre ce qu’ils ont été et ce qu’ils sont devenus. A travers ce long métrage, on assiste avec Driss Chouika à un entre-deux à la fois spatial et temporel. Il s’agit de deux époques distinctes : la première qui se situe aux années 70 (évocation de l’UNEM , camp David… ) et la seconde, plus ou moins imprécise, en l’absence d’un autre indice temporel à part l’âge des personnages, ce qui peut la placer dans les années quatre vingt-six tout comme dans les années deux mille. Par ailleurs, l’entre-deux prend plusieurs formes dans «Destins croisés» : le rapport homme / femme qui oscille entre l’amour et l’amitié en plus de l’idéal commun. Puis, le rapport femme/femme dont le fil conducteur reste la lutte mais, qui se distingue tantôt par la jalousie tantôt par la complicité qui est poussée, parfois, à l’extrême (l’homosexualité). En passant par le rapport homme/homme où le penchant révolutionnaire n’esquive pas la rivalité pour gagner l’amour de Rajaa.
Ceci dit, le rapport entre le personnage et soi-même trouve aussi sa place dans le film entre ce qu’il voulait être et ce qu’il est actuellement surtout lorsque ce changement s’avère radical, c’est le cas de Rajaa après la cécité infligée et la comparaison qu’elle établit entre le voyant et le non-voyant. De ce fait, en omettant le processus, Chouika emprisonne ses personnages entre deux barrières, le passé et le présent, permettant ainsi au récepteur de faire face aux mutations des protagonistes, à l’évolution de humain chez eux, avec ses diverses dimensions, notamment la dimension psychologique. A part Rajaa, la bande d’ami(e)s n’a désormais gardé des longues années de lutte que des souvenirs. À présent, ils mènent une vie confortable de bourgeois reniant ainsi leur passé et l’idéal auquel ils avaient longtemps aspiré. Enfin, l’entre-deux est présent aussi dans le mode énonciatif dans le film. La prise en charge du récit est assurée à la fois par la narratrice (Rajaa) et le réalisateur par le biais du flash-back. En effet, la double énonciation trahit une focalisation interne et met une distance entre le jugement du réalisateur et celui de la narratrice de sorte que l’héroïne endosse la responsabilité du dit et du non-dit dans le film et le réalisateur se positionne en tant qu’observateur plus ou moins neutre, laissant ainsi au spectateur le loisir de prendre ses propres positions.
Outre cela, on peut avancer que le temps et ses changements restent le point nodal dans le film du moment que tous les personnages ont été sujets au changement, sauf Rajaa qui est restée fidèle à elle-même quoiqu’elle ait subi le changement, puisqu’elle est passée à l’état de l’aveugle à cause de l’agression dont elle a été victime tout en gardant intacte la lumière d’antan. Rajaa peut représenter, à quelques égards, l’espoir aveuglé et martyrisé de toute une génération. Un espoir avorté même par ses porteurs (le meurtre symbolique destiné à Rajaa par sa propre amie de lutte).
Force est de constater que le film est une tentative acharnée de percer les mystères de la nature humaine avec ses multiples contradictions sous l’effet du temps, dans ses moments de gloire et de décadence .C’est une célébration du sublime et du trivial qui forment l’individualité. Un hymne à la vie avec ses plaisirs et ses valeurs dont la plus importante demeure la liberté.
Sur le plan esthétique, le film a visé le beau dans tous ses états. Ainsi, grâce à des repérages féeriques, nombreux sont les lieux qui invitent au rêve. Ce dernier se trouve être accentué par le choix de la couleur bleue, maîtresse des couleurs du début jusqu’à la fin que ce soit dans la nature (mer, piscine, ciel), les vêtements du personnage central (Rajaa) ou encore dans les décors. Ce qui rehausse l’image en assurant un confort visuel. En outre, les chansons de Cheikh Imam émaillant l’œuvre enchantent l’ouïe et éveillent les nostalgies tout en condensant le discours. De ce fait, l’action progresse de manière fluide et les scènes gagnent davantage en poéticité. Si l’on ajoute à cela la construction solide de l’histoire et le suspense maintenu tout au long du film, on peut dire que tous les ingrédients d’une belle production sont là.
Libération, Mardi 7 Décembre 2010




